priscillem

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À l’affiche pour ce mois de février

In coin des arts on 31/01/2009 at 15:20

Je sais que plusieurs d’entre-vous avez déjà vu « Bienvenue chez les Ch’tis » en version espagnole.

Pour avoir un avant-goût de la version originale, cliquez et vous ne… comprendrez rien! Que cela ne vous effraie pas [« J’ai perdu tout mon français, je ne comprends rien à rien »].


Si cela vous rassure, je n’ai pas très bien compris non plus!

Quand le film est sorti, les gars du Nord se demandaient, paraît-il, si les passages en Ch’ti allaient être sous-titrés- pour nous autres, les non-ch’tis qui ignorons le  « Cheu-ti-mi », comme disait le vieil oncle (Galabru).

  • Saint-Valentin approchant, je vous invite donc à regarder La veuve de Saint-Pierre. Ce n’est certainement pas très drôle, mais c’est un film d’amour fort émouvant. C’est une proposition « différente » pour cette fête, bien peu de chez nous, du reste.

  • Pour ceux qui fuient les drames, vous pouvez toujours vous replier vers  « Le viager »… rires assurés.

Seul inconvénient, il n’y a pas de sous-titres!

Pour les plus petits, une série d’animations produites selon des techniques différentes offre une approche de la musique classique. Il s’agit de ‘Opéra imaginaire ». Ici, il n’est pas question de langue mais de musique. C’est très beau tout de même.

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À propos de la chandeleur

In événements on 30/01/2009 at 18:49

Si vous désirez fêter la chandeleur comme il le faut, n’hésitez pas à apporter des crêpes que nous dégusterons tous ensemble en classe en récitant la liste des verbes en -dre,-ir, -tre… la bouche pleine, ça sera du joli!

Petit poême pour la circonstance, car à la chandeleur, il faut faire sauter les crêpes dans la poêle et, dit la tradition, pendant qu’on fait sauter la première, il faut, de l’autre main, faire sauter des pièces d’or, cela assure bonne chance et prospérité pendant toute l’année.

« Crêpes pirouettes »

Sautez les crêpes!
Pirouette.

La première tombe
sur mon gran-père.
La seconde
Sur l’oncle Albert.
Et la troisième
-C’est insensé!-
Reste collée
Sur le buffet!

Au bout de quatre douzaines,
J’y arriverai quand même!
Crêpe sucrée, crêpe salée,
Chacun aura sa préférée.

Monique Hion, Comptines pour les fêtes et les saisons


En cours, il y a du nouveau : Une élève a apporté plein plein et plein de crêpes pour tout le monde!

Ces délicieuses crêpes, nous les avons dégustées  avec beaucoup de plaisir -certains élèves plus que d’autres, vous voyez qui je veux dire…-  ! Merci R…. tu es un coeur

chandeleur2-copy

Comme vous le voyez, au départ nous étions assez peu, mais l’odeur de
crêpe a dû se répandre et attirer les élèves égarés dans les couloirs
de l’École.

chandeleur-copy

Vive la chandeleur!

bientôt la chandeleur…

In événements, civilisation on 29/01/2009 at 11:14

… ou fête aux chandelles.

40 jours après Noël, le 2 février on a gardé la tradition de faire sauter les crêpes.

Ibigoudene-crepese1Il ne s’agit pas de galettes de Bigoudene mais de crêpes légères, au sucre, au chocolat, à la vanille ou Suzette.

Cherchez l’origine de cette fête et  plusieurs synomymes du terme  « chandelle » (et sa signification si nécessaire) et moi je vous donnerai des recettes de crêpes, bien entendu!

crepes On en reparle en classe et à vos fourneaux! poelle

Une bonne réclame…

In civilisation, Des hêtres et des bêtes on 28/01/2009 at 23:05

La publicité -ou la réclame, comme on l’appelait autrefois – nous fait plonger dans l’imaginaire d’un peuple: au-delà de l’objet à vendre, on identifie les affiches à notre univers quotidien, à nos habitudes, aux visages qui nous entourent…

Ne vous est-il jamais arrivé, lorsque vous voyagez à l’étranger, de voir les mêmes publicités dans des contextes et des langues différents? Cela ne provoque-t-il pas en vous une sensation mitigée de surprise, comique et gêne, comme si vous voyiez « Mujeres al borde de un ataque de nervios » ou « La grande vadrouille«  en chinois?

Il est intéressant -et légèrement nostalgique- de revoir ces affiches de notre enfance… Des concerts de clips de pub qui marquèrent des générations sont organisés; Les « publivores » communient au rythme de pubs mythiques telles que Perrier, Dim, Belle des champs et La vache qui rit

banania lu menier perrier vachequirit

À l’opposé de cette consommation effrénée, « Culture pub » se charge d’analyser et de dévoiler les mécanismes publicitaires. Depuis son site officiel,  il est possible de visionner certains numéros.  Je vous recommande chaudement d’y faire un tour, car il vous est possible de découvrir des pubs de années 40, 50, par thèmes ou pays… c’est tout bonnement impressionant!

En ce qui nous concerne, connaître des affiches a deux objets:  appréhender un aspect de la culture du pays et amorcer une approche artistique de ce nouvel art.

Si vous le préférez, vous pouvez visiter le Musée des Arts Décoratifs, car même si la visite est lente (le chargement met un peu de temps), certaines affiches sont de toute beauté.

Bonne visite!

Douceurs de Noël II: Qui se cache derrière falbala?

In événements on 28/01/2009 at 09:23

Falbala, Tintin, Gaston Lagaffe, Astérix… beaucoup de ces noms propres -noms de personnages de BD- sont avant tout des noms communs, des onomatopées, des expressions…

Mais, qui se cache derrière ces personnages?

Faites des suggestions sur l’identité des heureux élus  par les Dieux de la BD et recherchez dans un dictionnaire les significations  (j’accepte des pistes, des intuitions…) pour les partager en commentaire (lo que no haría para un comentario…).

Vous avez des dictionnaires bilingues on-line ou les bons vieux dicos tout jaunis à force d’être consultés…

Estimez-vous heureux car je ne vous interroge pas sur le sens de « schtroumpf ».

Comptines pour les petits…

In civilisation, Des hêtres et des bêtes on 26/01/2009 at 13:32

Comme je pense qu’il est important d’exercer la mémoire des petits comme des grands -conclusion à laquelle je suis parvenue, moi qui en manque tellement- voici des poêmes pour que nos têtes blondes s’amusent en apprenant.

Ceux que je propose par la suite ne sont pas forcément les plus connus, mais plaisent beaucoup.

Si vous désirez connaître plus de chansons traditionnelles ou enfantines, soit vous faites appel à votre prof  (moi) pour qu’il vous concocte une jolie petite sélection et ce, avec grand-plaisir, soit vous vous prenez par la main et décidez d’aller, au petit bonheur la chance, vous promener dans les « forêts » des pages spécialisées telles qu’ Hugo l’escargot, mômes, têtes-à-modeler...- les deux premières offrant l’avantage des mélodies et des partitions et la dernière, celui de pages à colorier illustrant les comptines, chansons ou poêmes pour les plus petits.

pomme2 escargot pomme2

Il y avait une pomme…

Il y avait une pomme
A la cime d’un pommier ;
Un grand coup de vent d’automne
La fit tomber sur le pré.
Pomme, pomme, t’es-tu fait mal ?
J’ai le menton en marmelade,
Le nez fendu et l’œil poché !


Elle roula, quel dommage !
Sur un petit escargot
Qui s’en allait au village
Sa demeure sur le dos.


Pomme, pomme, t’es-tu fait mal ?
J’ai le menton en marmelade
Le nez fendu et l’œil poché.
Ah ! Stupide créature,
Gémit l’animal cornu,
T’as défoncé ma toiture
Et me voici faible et nu.


oeuf1 lapin oeuf1

J’ai trouvé un bel oeuf…

J ‘ai trouvé un bel oeuf bleu
Bleu comme la rivière, Bleu comme le ciel
Le lapin l’avait caché dans l’herbe du pré.

J’ai trouvé un bel oeuf jaune
Jaune comme l’or, jaune comme un canari
Le lapin l’avait caché derrière un pommier .

J’ai trouvé un bel oeuf blanc
Blanc comme la neige, Blanc comme le muguet
Il était au poulailler, alors moi, je l’ai mangé.

Des nouvelles de mon clocher

In civilisation on 25/01/2009 at 19:32

Plutôt que d’en rapporter les querelles (et Dieu sait s’il y en a!), et bien que je n’aie pas l‘esprit de clocher, ce sont des nouvelles en images que j’ai récoltées pour vous.

Il s’agit de quelques instantanées prises cet été afin de garder un témoignage des changements que j’ai perçus dans ma petite campagne française.

Tout d’abord, un petit patelin (bourgade, village, hameau, bled, trou etc…voir les synonymes) qui se respecte se compose:

  1. d’une mairie -où sourient Marianne et le Président- mairie_bl
  2. d’une école communale -pupitres en bois, odeurs de feuilles polycopiées, tableau noir et même poêle à bois
  3. d’un monument aux morts monument_morts_bl
  4. d’une église (dans ma région, il peut y avoir aussi un temple, vestige d’époques révolues) eglise2_bl eglise_bl
  5. du petit commerce qui vivote à grand-peine -boulangerie, garage et pompe à essence, boucherie, salon de coiffure, poste, épicerie…-.
  6. du château ou logis seigneurial  croix_bl1

Depuis le « boum » des grandes surfaces, les commerces « de proximité » s’éteignent peu à peu malgré une repeupelement. En effet, quittant les petites villes des alentours, des familles préfèrent « faire bâtir » et s’installent dans leur petit pavillon planté sur un lopin de terre (« …un jardin pour les enfants et le chien…! »);  c’est la zone pavillonnaire rurale.

Pour voir ces photos, il faudra attendre mon prochain voyage ou partir à la découverte  vous-mêmes…

Dites, les élèves…

In pensée-express on 23/01/2009 at 10:07

vous pouvez écrire des commentaires sans (trop) vous soucier de l’expression!

ecrire_sans_raisons1

Bref, votre participation est bienvenue.

Étrange, vous avez dit étrange?

In Des hêtres et des bêtes on 22/01/2009 at 21:59

À partir d’un extrait de Nadja -de Breton– et du Horla-de Maupassant-, nous avons parlé des genres de l’étrange et du fantastique.

Dans le  domaine hispano-américain, voici les références dont je vous ai parlé. Savourez ces textes de la main des maîtres Monterroso et Cortázar.

  • « El eclipse »:

    Cuando fray Bartolomé Arrazola se sintió perdido aceptó
    que ya nada podría salvarlo. La selva poderosa de Guatemala lo había apresado,
    implacable y definitiva. Ante su ignorancia topográfica se sentó con
    tranquilidad a esperar la muerte. Quiso morir allí, sin ninguna esperanza,
    aislado, con el pensamiento fijo en la España distante, particularmente en el
    convento de los Abrojos, donde Carlos Quinto condescendiera una vez a bajar de
    su eminencia para decirle que confiaba en el celo religioso de su labor
    redentora.

    Al despertar se encontró rodeado por un grupo de
    indígenas de rostro impasible que se disponían a sacrificarlo ante un altar, un
    altar que a Bartolomé le pareció como el lecho en que descansaría, al fin, de
    sus temores, de su destino, de sí mismo.

    Tres años en el país le habían conferido un mediano
    dominio de las lenguas nativas. Intentó algo. Dijo algunas palabras que fueron
    comprendidas.

    Entonces floreció en él una idea que tuvo por digna de
    su talento y de su cultura universal y de su arduo conocimiento de Aristóteles.
    Recordó que para ese día se esperaba un eclipse total de sol. Y dispuso, en lo
    más íntimo, valerse de aquel conocimiento para engañar a sus opresores y salvar
    la vida.

    -Si me matáis -les dijo- puedo hacer que el sol se
    oscurezca en su altura.

    Los indígenas lo miraron fijamente y Bartolomé
    sorprendió la incredulidad en sus ojos. Vio que se produjo un pequeño consejo, y
    esperó confiado, no sin cierto desdén.

    Dos horas después el corazón de fray Bartolomé Arrazola
    chorreaba su sangre vehemente sobre la piedra de los sacrificios (brillante bajo
    la opaca luz de un sol eclipsado), mientras uno de los indígenas recitaba sin
    ninguna inflexión de voz, sin prisa, una por una, las infinitas fechas en que se
    producirían eclipses solares y lunares, que los astrónomos de la comunidad maya
    habían previsto y anotado en sus códices sin la valiosa ayuda de Aristóteles.

  • « La noche boca arriba »

Y salían en ciertas épocas a cazar enemigos;
le llamaban la guerra florida.

A mitad del largo zaguán del hotel pensó que debía ser tarde y se apuró a salir a la calle y sacar la motocicleta del rincón donde el portero de al lado le permitía guardarla. En la joyería de la esquina vio que eran las nueve menos diez; llegaría con tiempo sobrado adonde iba. El sol se filtraba entre los altos edificios del centro, y él -porque para sí mismo, para ir pensando, no tenía nombre- montó en la máquina saboreando el paseo. La moto ronroneaba entre sus piernas, y un viento fresco le chicoteaba los pantalones.

Dejó pasar los ministerios (el rosa, el blanco) y la serie de comercios con brillantes vitrinas de la calle Central. Ahora entraba en la parte más agradable del trayecto, el verdadero paseo: una calle larga, bordeada de árboles, con poco tráfico y amplias villas que dejaban venir los jardines hasta las aceras, apenas demarcadas por setos bajos. Quizá algo distraído, pero corriendo por la derecha como correspondía, se dejó llevar por la tersura, por la leve crispación de ese día apenas empezado. Tal vez su involuntario relajamiento le impidió prevenir el accidente. Cuando vio que la mujer parada en la esquina se lanzaba a la calzada a pesar de las luces verdes, ya era tarde para las soluciones fáciles. Frenó con el pié y con la mano, desviándose a la izquierda; oyó el grito de la mujer, y junto con el choque perdió la visión. Fue como dormirse de golpe. Lire le reste de cette entrée »

Joue-la comme Iznogoud

In un gramme de sourire on 21/01/2009 at 12:53

« Je veux être Calife à la place du Calife! »

Le grand Vizir Iznogoud (1m25 en babouche)

Réplique ô combien célèbre chez les petits français (de ma génération, bien entendu!) mais pas chez les espagnols!

Réparons donc cela au plus tôt et répétez avec moi:

« Je veux être Calife à la place du Calife! »


Bien, bien, mais nous allons jouer un peu: Qui donc voulez-vous être?

  1. Je veux être fonctionnaire à la place des fonctionnaires (proposition très appréciée)
  2. Je veux être Bill Gates à la place de Bill Gates…
  3. …..

Et comme la culture de la BD semble se perdre, je vous propose de découvrir la crème de la crème de la BD populaire francophone… en voici et en voilà:

Gaston, l’éternel fatigué aux idées tordues

Agrippine, l’ado parisienne inclue et …très ado et très parisienne

Lucky luke, le cow-boy qui tire plus vite que son ombre, les barjos et farfelus du Joe Bar….

D’accord, c’est de l’humour « bon enfant » voire  franchouillard mais ça a quelque chose de délassant…

Pour obtenir plus d’infos sur Boule et Bill, Achille Talon et compagnie, allez sur www.momes.net les BD y sont répertoriées par nom alphabétique… et demandez à votre prof de français, je suis prête à parier qu’elle en a quelques-uns en réserve.

La liste est longue, très longue même, c’est signe qu’il y a beaucoup à découvrir!