priscillem

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les recettes qui me font rêver

In événements, coin des arts, pensée-express on 30/10/2009 at 21:09

Depuis quelque temps, je me prends à rêver en pensant aux épices, aromates et herbes aux saveurs fortes, sures ou aigres, douces ou piquantes et poivrées… peu m’importe.
Décidemment les recettes me font l’impression de tapis volant: un ingrédient difficile à trouver, exotique et me voici, me voilà en train d’imaginer Marco Polo lui-même sur les routes de la soie et des épices, à la recherche d’un peu de poivre, de cardamome ou de Dieu-sait-quoi.

Si la culture s’exprime par le soin que nous avons à accomoder les aliments, bouilli, crû et cuit -merci Lévi-strauss- c’est une recherche non seulement des sens, de la convivialité, mais aussi de la culture et des cultures que de s’amuser à mettre viandes, poissons, légumes et fruits à toutes les sauces!
J’avoue que c’est une façon comme une autre que j’ai de m’évader au grand bénéfice des sens -odorat, goût … – qui s’en trouvent réconfortés. Alors, cumin ou aneth fraîche, oseille et gingembre, graine de pavot et sésame… que de portes à pousser, pour le plus grand bonheur de nos papilles.

Connaissez-vous les histoires de Séhérazade?

Sinon, il est peut-être temps de faire griller quelques grains de café, de boire un thé à la menthe ou un café à la cardamome et de se laisser envoûter par ses histoires, assise en tailleur et jusqu’à l’aubre naissante, histoires captivantes à n’en plus finir, baignées par la lueur tenue et chaude d’un croissant de lune.
Alors, Sésame ouvre-toi et fait entrer Aladin, Simdab le marin et leurs histoires à peupler mille et une nuits… au son de la musique de Rimsky-Korsakov.

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Mélancolie d’automne

In Uncategorized on 30/10/2009 at 09:43

Le temps splendide dont nous avons joui jusqu’à présent n’invitait certes pas à se claquemurer pour éditer ne serait-ce qu’un petit, tout petit, post.
Cependant, les remords me rongent et je me dis qu’il faut tout de même donner des nouvelles.
L’automne passe, tout doucement, doré, lumineux et trop mûr…comme une pêche. Le temps des noisettes et des marrons est à peine arrivé que déjà celui des chrysanthèmes le pousse et le fait glisser.
Brumes et frimas nous attendent au détour du mois.
J’ai envie de saluer cet automne si étrange, si hors saison, par une invitation:
Sortez pour apprécier les couleurs d’automne, la lumière rasante qui donne tant de profondeur et une texture si riche… faites-en provision, comme des dernières senteurs
pour vous en souvenir quand la bise sera venue.
Si vous avez des petits enfants, courrez à la bibliothèque pour leur lire « Frederick » de Leo Lionni… sinon, relisez la « Cigale et la fourmi » de La Fontaine ne serait-ce que pour vous laissez bercer par la musique des poèmes appris par coeur, enfant,

…et laissons nous tous gagner par l »engourdissement  et la froidure du Bonhomme Hiver.

La Cigale et la Fourmi

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal.  »
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
– Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
– Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.