priscillem

Archive for the ‘événements’ Category

Franchement, c’est pas sorcier!

In événements, en pratique, FLE, Uncategorized on 23/02/2012 at 12:45

Etant donné le franc succès remporté par cette série de divulgation parmi les enfants, je pose le lien de C’est pas sorcier! , le néolithique, histoire de rafraîchir nos connaissances avant notre visite préhistorique.

Profitez de ce retour aux sources  et

Allez  en route avec Jamy, Fred, Sabine et la petite voix…

Chauffe, Marcel!

(Vous savez bien, c’est le prénom du conducteur du camion…)

 

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Enregistrements? A la Saint-Glinglin!

In événements, en pratique, FLE on 23/02/2012 at 08:30

Voici la deuxième saison du voyage romantique à Paris du couple Bottine.
[Pour mieux regarder les enregistrements, il faut cliquer sur le titre de l’article]

Cette 2ème Saint-Valentin ressemble beaucoup à la 1ère: Monsieur Bottine n’est pas très original, n’est-ce pas?

Ritz, restaurant La Tour d’Argent, fleurs, lingerie… Enfin, voyons comment l’armée des secrétaires de Monsieur Bottine (Secrétaire nº1, 2, 3 et 4)  se débrouille avec les commerçants parisiens (toujours très sympathiques et non pas arrogants comme certains étrangers le pensent…..Nous adorons les Clichés: la France vue de l’étranger

Le saviez-vous… ?  Bottine signifie petite botte.

J’ai encore en réserve une série d’enregistrements dans les commerces de notre « Petite France », avec de l’argent en plastique et beaucoup d’humour…

Les enregistrements de la classe? Et bien, quand les poules auront des dents!

In événements, FLE on 22/02/2012 at 16:14

Je travaille à préparer les vidéos des dialogues… Un peu de patience. Elles vont arriver.
En attendant, MERCI pour tout: la lettre, le repas, les chocolats… et les suggestions (je note la phonétique et plus de grammaire pour le programme du prochain cours)

A bientôt au Pindal.

VOICI les vidéos de la première semaine:

THÈME  « La suite au Ritz ou la Saint-Valentin de Monsieur et Madame Bottine ».
Interprété par la classe de Français 1, Oviedo, février 2012.

Il manque le restaurant, mais cela va venir…

Bravo à la classe de Français 1!

Bon travail après une semaine de pratique du français.

Je suis sûre que Monsieur « Bottine » va vous contacter bientôt pour travailler avec lui…

Je prépare la suite.

Rentrées

In événements on 28/09/2011 at 07:56

Après deux années à parcourir la géographie asturienne, voici venue la rentrée.
Retour au blog, rentrée des classes.

Immanquablement elle évoque des impressions d’enfance: couleurs d’automne, lumière dorée du couchant, froidure des petits matins où le soleil met de plus en plus de temps à se lever.
Ici, nous avons de belles journées, chaudes parfois – certainement pour nous faire oublier les mois d’été exécrables que nous avons eus.
J’ai envie de savourer un petit dicton; je ne peux pas m’en empêcher car mes origines paysannes me tiennent de près, comme la bonne terre grasse et noire colle à la botte. J’attends tout de même qu’il ne se s’avèrera pas exact, car il nous laisserait sans vin ni cidre!

« Septembre humide, pas de tonneaux vides »

Or notre septembre, de ce point de vue ci (et seulement de celui-ci) laisse à désirer!

Allons donc profiter, maintenant que le temps et le travail nous le permettent encore, de la douce arrière-saison en pensant à nos rentrées, rentrée des classes, rentrées des activités (piscine, musique, judo) des enfants, rentrées -rêvées- d’argent (note mentale: jouer au loto)… Vive les rentrées.

Mais, je ne voudrais pas partir sans une petite prière, une litanie, de celles que j’aime, avec des Saints inventés, comme Saint-Glinglin, Sainte-Nitouche ou Saint-Frusquin. Je suis persuadée que les écoliers ne manquent pas d’en faire une semblable, avec des mots forcément différents, les temps ont changé!

LITANIE DES ÉCOLIERS

Saint-Anatole,
Que légers soient les jours d’école !
Saint Amalfait,
Ah ! Que nos devoirs soient bien faits !

Sainte Cordule,
N’oubliez ni point ni virgule.
Saint Nicodème,
Donnez-nous la clef des problèmes

Sainte Tirelire,
Que Grammaire nous fasse rire !
Saint-Siméon,
Allongez les récréations !

Saint Espongien,
Effacez tous les mauvais points.
Sainte Clémence,
Que viennent vite les vacances !
Sainte Marie,
Faites qu’elles soient infinies !

Maurice CARÊME (1899 – 1978

tirée du site regorgeant de poésies sur l’école: mes petits bonheurs

les recettes qui me font rêver

In événements, coin des arts, pensée-express on 30/10/2009 at 21:09

Depuis quelque temps, je me prends à rêver en pensant aux épices, aromates et herbes aux saveurs fortes, sures ou aigres, douces ou piquantes et poivrées… peu m’importe.
Décidemment les recettes me font l’impression de tapis volant: un ingrédient difficile à trouver, exotique et me voici, me voilà en train d’imaginer Marco Polo lui-même sur les routes de la soie et des épices, à la recherche d’un peu de poivre, de cardamome ou de Dieu-sait-quoi.

Si la culture s’exprime par le soin que nous avons à accomoder les aliments, bouilli, crû et cuit -merci Lévi-strauss- c’est une recherche non seulement des sens, de la convivialité, mais aussi de la culture et des cultures que de s’amuser à mettre viandes, poissons, légumes et fruits à toutes les sauces!
J’avoue que c’est une façon comme une autre que j’ai de m’évader au grand bénéfice des sens -odorat, goût … – qui s’en trouvent réconfortés. Alors, cumin ou aneth fraîche, oseille et gingembre, graine de pavot et sésame… que de portes à pousser, pour le plus grand bonheur de nos papilles.

Connaissez-vous les histoires de Séhérazade?

Sinon, il est peut-être temps de faire griller quelques grains de café, de boire un thé à la menthe ou un café à la cardamome et de se laisser envoûter par ses histoires, assise en tailleur et jusqu’à l’aubre naissante, histoires captivantes à n’en plus finir, baignées par la lueur tenue et chaude d’un croissant de lune.
Alors, Sésame ouvre-toi et fait entrer Aladin, Simdab le marin et leurs histoires à peupler mille et une nuits… au son de la musique de Rimsky-Korsakov.

Fin d’année

In événements on 04/06/2009 at 14:25

Cette année est finie…

Comme prévu, je ménage ici un espace pour partager vos recettes, toutes délicieuses, et accrocher (colgar) les photos de la dernière heure et demie ensemble.

En attendant, bravo à ceux qui ont tenté la « Prueba de Certificación » du niveau « básico » et « avanzado »: Cristina,  Marta et Irene; Estefanía, Lucas, Begoña, Mariate, Yaiza, Belén, Emiliano, Luis et María …

Le 23, dans le courant de l’après-midi, les résultats seront affichés à l’École.

Je ne sais pas vous, mais je trouve que nous avons bien mérité des vacances ou du moins un peu de repos. Moi à la fin du mois, je mets le cap au sud car j’ai l’intention de descendre par l’ancienne route romaine par où transitait l’argent du nord de la péninsule vers les ports méditérannéens: « la ruta de la plata », soleil, histoire et monuments (Salamanca, Trujillo, Mérida…).

En revanche,  ceux d’entre vous qui restez à Oviedo, le soleil ne semble pas vraiment décidé à montrer le bout de son nez.

Armez-vous de patience et de votre parapluie et à bientôt, du moins ici…

« Ce n’est qu’un au revoir mes frères, ce n’est qu’un au revoir… « 

En avril

In événements, coin des arts on 28/04/2009 at 10:41

En avril, ne te découvre pas d’un fil,
En mai, fais ce qu’il te plaît!

La programmation d’avril la voici, la voilà: deux films sortis dans les années 40, du pur noir et blanc, de la pure poésie…

  • Dans la même ligne que le monologue du menteur vu en classe et pour les férus de surréalisme, une adapatation au goût de l’époque du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont: La Belle et la Bête (Cocteau, 1946).

Pour visionner un extrait ici

  • Pour les mordus de merveilleux, deux démons dépêchés sur terre pour séduire les humains et Satan vert et truculent (haut en couleur). Dialogues de Prévert…. Les visiteurs du soir (Carné, 1942).

Pour visionner un extrait, ici

  • Pour les autres, mardi 28 à 16 heures, le cycle de cinéma de la bibliothèque propose Bienvenue chez les cht’is. Voir la programmation.
  • En classe nous verrons « Le viager » avec un scénario de Goscinny, père d’Astérix (voir programmations antérieures) qui fera l’objet de questions de compréhension et d’expression….
  • Pour les débutants, la noiraude que nous connaissons déjà… mais j’étudie la question.

En bonus, le poême « Sables mouvants » de Prévert (mis en chanson par Kosma dans le film des Visiteurs du soir »);
le conte de La Belle et la Bête de J-M Leprince de Beaumont.

Sables mouvants

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déja la mer s’est retirée
Démons et merveilles
Vents et marées
Et toi
Comme une algue doucement carressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déja la mer s’est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

***

La belle et la bête

LA BELLE ET LA BÊTE

Il y avait une fois un marchand, qui était extrêmement riche. Il avait six enfants, trois garçons et trois filles ; et comme ce marchand était un homme d’esprit, il n’épargna rien pour l’éducation de ses enfants, et leur donna toutes sortes de maîtres. Ses filles étaient très belles ; mais la cadette surtout se faisait admirer, et on ne l’appelait, quand elle était petite, que la belle enfant ; en sorte que le nom lui en resta : ce qui donna beaucoup de jalousie à ses sœurs. Cette cadette, qui était plus belle que ses sœurs, était aussi meilleure qu’elles. Les deux aînées avaient beaucoup d’orgueil, parce qu’elles étaient riches ; elles faisaient les dames, et ne voulaient pas recevoir les visites des autres filles de marchands ; il leur fallait des gens de qualité pour leur compagnie. Elles allaient tous les jours au bal, à la comédie, à la promenade, et se moquaient de leur cadette, qui employait la plus grande partie de son temps à lire de bons livres. Comme on savait que ces filles étaient fort riches, plusieurs gros marchands les demandèrent en mariage ; mais les deux aînées répondirent, qu’elles ne se marieraient jamais, à moins qu’elles ne trouvassent un duc, ou tout au moins, un comte. La Belle, (car je vous ai dit que c’était le nom de la plus jeune) la Belle, dis-je, remercia bien honnêtement ceux qui voulaient l’épouser, mais elle leur dit qu’elle était trop jeune, et qu’elle souhaitait de tenir compagnie à son père, pendant quelques années. Tout d’un coup, le marchand perdit son bien, et il ne lui resta qu’une petite maison de campagne, bien loin de la ville. Il dit en pleurant à ses enfants, qu’il fallait aller demeurer dans cette maison, et qu’en travaillant comme des paysans, ils y pourraient vivre. Ses deux filles aînées répondirent qu’elles ne voulaient pas quitter la ville, et qu’elles avaient plusieurs amants, qui seraient trop heureux de les épouser, quoiqu’elles n’eussent plus de fortune ; les bonnes demoiselles se trompaient : leurs amants ne voulurent plus les regarder, quand elles furent pauvres. Comme personne ne les aimait, à cause de leur fierté, on disait, « elles ne méritent pas qu’on les plaigne ; nous sommes bien aises de voir leur orgueil abaissé ; qu’elles aillent faire les dames, en gardant les moutons ». Mais, en même temps, tout le monde disait, « pour la Belle, nous sommes bien fâchés de son malheur ; c’est une si bonne fille : elle parlait aux pauvres gens avec tant de bonté, elle était si douce, si honnête ». Il y eut même plusieurs gentilshommes qui voulurent l’épouser, quoiqu’elle n’eût pas un sol : mais elle leur dit, qu’elle ne pouvait se résoudre à abandonner son pauvre père dans son malheur, et qu’elle le suivrait à la campagne pour le consoler et lui aider à travailler. La pauvre Belle avait été bien affligée d’abord, de perdre sa fortune, mais elle s’était dit à elle-même, quand je pleurerais bien fort, cela ne me rendra pas mon bien, il faut tâcher d’être heureuse sans fortune. Quand ils furent arrivés à leur maison de campagne, le marchand et ses trois fils s’occupèrent à labourer la terre. La Belle se levait à quatre heures du matin, et se dépêchait de nettoyer la maison, et d’apprêter à dîner pour la famille. Elle eut d’abord beaucoup de peine, car elle n’était pas accoutumée à travailler comme une servante ; mais au bout de deux mois, elle devint plus forte, et la fatigue lui donna une santé parfaite. Quand elle avait fait son ouvrage, elle lisait, elle jouait du clavecin, ou bien, elle chantait en filant. Ses deux sœurs, au contraire, s’ennuyaient à la mort ; elles se levaient à dix heures du matin, se promenaient toute la journée, et s’amusaient à regretter leurs beaux habits et les compagnies. « Voyez notre cadette, disaient-elles, entre elles, elle a l’âme basse, et est si stupide qu’elle est contente de sa malheureuse situation. »
Le bon marchand ne pensait pas comme ses filles. Il savait que la Belle était plus propre que ses sœurs à briller dans les compagnies. il admirait la vertu de cette jeune fille, et surtout sa patience ; car ses sœurs, non contentes de lui laisser faire tout l’ouvrage de la maison, l’insultaient à tout moment.
Il y avait un an que cette famille vivait dans la solitude, lorsque le marchand reçut une lettre, par laquelle on lui mandait qu’un vaisseau, sur lequel il avait des marchandises, venait d’arriver heureusement. Cette nouvelle pensa tourner la tête à ses deux aînées, qui pensaient qu’à la fin, elles pourraient quitter cette campagne, où elles s’ennuyaient tant ; et quand elles virent leur père prêt à partir, elles le prièrent de leur apporter des robes, des palatines, des coiffures, et toutes sortes de bagatelles. La Belle ne lui demandait rien ; car elle pensait en elle-même, que tout l’argent des marchandises ne suffirait pas pour acheter ce que ses sœurs souhaitaient.
« Tu ne me pries pas de t’acheter quelque chose, lui dit son père.
– Puisque vous avez la bonté de penser à moi, lui dit-elle, je vous prie de m’apporter une rose, car il n’en vient point ici. »
Ce n’est pas que la Belle se souciât d’une rose, mais elle ne voulait pas condamner par son exemple la conduite de ses sœurs, qui auraient dit que c’était pour se distinguer, qu’elle ne demandait rien. Le bonhomme partit ; mais quand il fut arrivé, on lui fit un procès pour ses marchandises, et après avoir eu beaucoup de peine, il revint aussi pauvre qu’il était auparavant. Il n’avait plus que trente milles pour arriver à sa maison, et il se réjouissait déjà du plaisir de voir ses enfants ; mais comme il fallait passer un grand bois, avant de trouver sa maison, il se perdit. Il neigeait horriblement ; le vent était si grand, qu’il le jeta deux fois en bas de son cheval, et la nuit étant venue il pensa qu’il mourrait de faim, ou de froid, ou qu’il serait mangé des loups, qu’il entendait hurler autour de lui. Tout d’un coup, en regardant au bout d’une longue allée d’arbres, il vit une grande lumière, mais qui paraissait bien éloignée. Il marcha de ce côté-là, et vit que cette lumière sortait d’un grand palais, qui était tout illuminé. Le marchand remercia Dieu du secours qu’il lui envoyait, et se hâta d’arriver à ce château ; mais il fut bien surpris de ne trouver personne dans les cours. Son cheval, qui le suivait, voyant une grande écurie ouverte, entra dedans, et ayant trouvé du foin et de l’avoine, le pauvre animal, qui mourait de faim, se jeta dessus avec beaucoup d’avidité. Le marchand l’attacha dans l’écurie, et marcha vers la maison, où il ne trouva personne ; mais étant entré dans une grande salle, il y trouva un bon feu ; et une table chargée de viande, où il n’y avait qu’un couvert. Comme la pluie et la neige l’avaient mouillé jusqu’aux os, il s’approcha du feu pour se sécher, et disait en lui-même, le maître de la maison, ou ses domestiques me pardonneront la liberté que j’ai prise, et sans doute ils viendront bientôt. Il attendit pendant un temps considérable ; mais onze heures ayant sonné, sans qu’il vît personne, il ne put résister à la faim, et prit un poulet, qu’il mangea en deux bouchées, et en tremblant. Il but aussi quelques coups de vin, et devenu plus hardi, il sortit de la salle, et traversa plusieurs grands appartements, magnifiquement meublés. A la fin, il trouva une chambre, où il y avait un bon lit, et comme il était minuit passé, et qu’il était las, il prit le parti de fermer la porte, et de se coucher.
Il était dix heures du matin, quand il se leva le lendemain, et il fut bien surpris de trouver un habit fort propre, à la place du sien, qui était tout gâté. Assurément, dit-il en lui-même, ce palais appartient à quelque bonne fée, qui a eu pitié de ma situation.
Il regarda par la fenêtre, et ne vit plus de neige, mais des berceaux de fleurs qui enchantaient la vue. il rentra dans la grande salle, où il avait soupé la veille, et vit une petite table où il y avait du chocolat.
« Je vous remercie, madame la fée, dit-il tout haut, d’avoir eu la bonté de penser à mon déjeuner. »
Le bonhomme, après avoir pris son chocolat, sortit pour aller chercher son cheval, et comme il passait sous un berceau de roses, il se souvint que la Belle lui en avait demandé, et cueillit une branche, où il y en avait plusieurs. En même temps, il entendit un grand bruit, et vit venir à lui une bête si horrible, qu’il fut tout prêt de s’évanouir.
« Vous êtes bien ingrat, lui dit la Bête, d’une voix terrible ; je vous ai sauvé la vie, en vous recevant dans mon château, et pour ma peine, vous me volez mes roses, que j’aime mieux que toutes choses au monde. Il faut mourir pour réparer cette faute ; je ne vous donne qu’un quart d’heure pour demander pardon à Dieu. »
Le marchand se jeta à genoux, et dit à la Bête, enjoignant les mains :
« Monseigneur, pardonnez-moi, je ne croyais pas vous offenser, en cueillant une rose pour une de mes filles, qui m’en avait demandé.
– Je ne m’appelle point Monseigneur, répondit le monstre, mais la Bête. Je n’aime pas les compliments, moi, je veux qu’on dise ce que l’on pense ; ainsi, ne croyez pas me toucher par vos flatteries. Mais vous m’avez dit que vous aviez des filles ; je veux bien vous pardonner, à condition qu’une de vos filles vienne volontairement, pour mourir à votre place ; ne me raisonnez pas : partez, et si vos filles refusent de mourir pour vous, jurez que vous reviendrez dans trois mois. »
Le bonhomme n’avait pas dessein de sacrifier une de ses filles à ce vilain monstre ; mais il pensa, au moins, j’aurai le plaisir de les embrasser encore une fois. Il jura donc de revenir, et la Bête lui dit qu’il pouvait partir quand il voudrait ; « mais, ajouta-t-elle, je ne veux pas que tu t’en ailles les mains vides. Retourne dans la chambre où tu as couché, tu y trouveras un grand coffre vide ; tu peux y mettre tout ce qu’il te plaira, je le ferai porter chez toi. » En même temps la Bête se retira, et le bonhomme dit en lui-même, s’il faut que je meure, j’aurai la consolation de laisser du pain à mes pauvres enfants.
Il retourna dans la chambre où il avait couché, et y ayant trouvé une grande quantité de pièces d’or, il remplit le grand coffre, dont la Bête lui avait parlé ; le ferma, et ayant repris son cheval, qu’il retrouva dans l’écurie, il sortit de ce palais avec une tristesse égale à la joie qu’il avait, lorsqu’il y était entré. Son cheval prit de lui-même une des routes de la forêt, et en peu d’heures, le bonhomme arriva dans sa petite maison. Ses enfants se rassemblèrent autour de lui, mais, au lieu d’être sensible à leurs caresses, le marchand se mit à pleurer, en les regardant. Il tenait à la main la branche de roses, qu’il apportait à la Belle : il la lui donna, et lui dit :
« La Belle, prenez ces roses ; elles coûteront bien cher à votre malheureux père » ; et tout de suite, il raconta à sa famille la funeste aventure qui lui était arrivée. A ce récit, ses deux aînées jetèrent de grands cris, et dirent des injures à la Belle, qui ne pleurait point.
« Voyez ce que produit l’orgueil de cette petite créature, disaient-elles ; que ne demandait-elle des ajustements comme nous ; mais non, mademoiselle voulait se distinguer ; elle va causer la mort de notre père, et elle ne pleure pas.
– Cela serait fort inutile, reprit la Belle ; pourquoi pleurerais-je la mort de mon père ? Il ne périra point. Puisque le monstre veut bien accepter une de ses filles, je veux me livrer à toute sa furie, et je me trouve fort heureuse, puisqu’en mourant, j’aurai la joie de sauver mon père, et de lui prouver ma tendresse.
– Non, ma sœur, lui dirent ses trois frères, vous ne mourrez pas, nous irons trouver ce monstre, et nous périrons sous ses coups, si nous ne pouvons le tuer.
– Ne l’espérez pas, mes enfants, leur dit le marchand, la puissance de cette Bête est si grande, qu’il ne me reste aucune espérance de la faire périr. Je suis charmé du bon cœur de la Belle, mais je ne veux pas l’exposer à la mort. Je suis vieux, il ne me reste que peu de temps à vivre, ainsi, je ne perdrai que quelques années de vie, que je ne regrette qu’à cause de vous, mes chers enfants.
– Je vous assure, mon père, lui dit la Belle que vous n’irez pas à ce palais sans moi ; vous ne pouvez m’empêcher de vous suivre. Quoique je sois jeune, je ne suis pas fort attachée à la vie, et j’aime mieux être dévorée par ce monstre, que de mourir du chagrin que me donnerait votre perte. »
On eut beau dire, la Belle voulut absolument partir pour le beau palais, et ses sœurs en étaient charmées, parce que les vertus de cette cadette leur avaient inspiré beaucoup de jalousie. Le marchand était si occupé de la douleur de perdre sa fille, qu’il ne pensait pas au coffre qu’il avait rempli d’or ; mais, aussitôt qu’il se fut enfermé dans sa chambre pour se coucher, il fut bien étonné de le trouver à la ruelle de son lit. Il résolut de ne point dire à ses enfants qu’il était devenu si riche, parce que ses filles auraient voulu retourner à la ville, qu’il était résolu de mourir dans cette campagne ; mais il confia ce secret à la Belle, qui lui apprit, qu’il était venu quelques gentilshommes pendant son absence, et qu’il y en avait deux qui aimaient ses sœurs Elle pria son père de les marier ; car elle était si bonne qu’elle les aimait, et leur pardonnait de tout son coeur le mal qu’elles lui avaient fait. Ces deux méchantes filles se frottèrent les yeux avec un oignon pour pleurer lorsque la Belle partit avec son père ; mais ses frères pleuraient tout de bon, aussi bien que le marchand : il n’y avait que la Belle qui ne pleurait point, parce qu’elle ne voulait pas augmenter leur douleur. Le cheval prit la route du palais, et sur le soir, ils l’aperçurent illuminé, comme la première fois. Le cheval fut tout seul à l’écurie, et le bonhomme entra avec sa fille dans la grande salle, où ils trouvèrent une table, magnifiquement servie, avec deux couverts. Le marchand n’avait pas le coeur de manger ; mais Belle, s’efforçant de paraître tranquille, se mit à table, et le servit ; puis elle disait en elle-même : la Bête veut m’engraisser avant de me manger, puisqu’elle me fait si bonne chère. Quand ils eurent soupé, ils entendirent un grand bruit, et le marchand dit adieu à sa pauvre fille en pleurant ; car il pensait que c’était la Bête. Belle ne put s’empêcher de frémir, en voyant cette horrible figure : mais elle se rassura de son mieux, et le monstre lui ayant demandé si c’était de bon coeur qu’elle était venue, elle lui dit, en tremblant, que oui.
« Vous êtes bien bonne, dit la Bête, et je vous suis bien obligée. Bonhomme, partez demain matin, et ne vous avisez jamais de revenir ici. Adieu la Belle.
– Adieu la Bête, répondit-elle, et tout de suite le monstre se retira.
– Ah, ma fille ! dit le marchand, en embrassant la Belle, je suis à demi-mort de frayeur.
– Croyez-moi, laissez-moi ici ; non, mon père, lui dit la Belle avec fermeté, vous partirez demain matin, et vous m’abandonnerez au secours du Ciel ; peut-être aura-t-il pitié de moi. »
Ils furent se coucher, et croyaient ne pas dormir de toute la nuit, mais à peine furent-ils dans leurs lits, que leurs yeux se fermèrent. Pendant son Sommeil, la Belle vit une dame qui lui dit :
« Je suis contente de votre bon coeur, la Belle ; la bonne action que vous faites, en donnant votre vie, pour sauver celle de votre père, ne demeurera point sans récompense. »
La Belle en s’éveillant, raconta ce songe à son père, et quoiqu’il le consolât un peu, cela ne l’empêcha pas de jeter de grands cris, quand il fallut se séparer de sa chère fille.
Lorsqu’il fut parti, la Belle s’assit dans la grande salle, et se mit à pleurer aussi ; mais comme elle avait beaucoup de courage, elle se recommanda à Dieu, et résolut de ne se point chagriner, pour le peu de temps qu’elle avait à vivre ; car elle croyait fermement que la Bête la mangerait le soir. Elle résolut de se promener en attendant, et de visiter ce beau château. Elle ne pouvait s’empêcher d’en admirer la beauté. Mais elle fut bien surprise de trouver une porte, sur laquelle il y avait écrit :
Appartement de la Belle. Elle ouvrit cette porte avec précipitation, et elle fut éblouie de la magnificence qui y régnait : mais ce qui frappa le plus sa vue, fut une grande bibliothèque, un clavecin, et plusieurs livres de musique.
 » On ne veut pas que je m’ennuie « , dit-elle, tout bas ; elle pensa ensuite, si je n’avais qu’un jour à demeurer ici, on ne m’aurait pas fait une telle provision. Cette pensée ranima son courage. Elle ouvrit la bibliothèque et vit un livre, où il y avait écrit en lettres d’or :
Souhaitez, commandez ; vous êtes ici la reine et la maîtresse.
« Hélas ! dit-elle, en soupirant, je ne souhaite rien que de revoir mon pauvre père, et de savoir ce qu’il fait à présent » : elle avait dit cela en elle-même. Quelle fut sa surprise ! en jetant les yeux sur un grand miroir, d’y voir sa maison, où son père arrivait avec un visage extrêmement triste. Ses sœurs venaient au-devant de lui, et malgré les grimaces qu’elles faisaient, pour paraître affligées, la joie qu’elles avaient de la perte de leur soeur, paraissait sur leur visage. Un moment après, tout cela disparut, et la Belle ne put s’empêcher de penser, que la Bête était bien complaisante, et qu’elle n’avait rien à craindre d’elle. A midi, elle trouva la table mise, et pendant son dîner, elle entendit un excellent concert, quoiqu’elle ne vît personne. Le soir, comme elle allait se mettre à table, elle entendit le bruit que faisait la Bête, et ne put s’empêcher de frémir.
« La Belle, lui dit ce monstre, voulez-vous bien que je vous voie souper ?
– Vous êtes le maître, répondit la Belle, en tremblant.
– Non, répondit la Bête, il n’y a ici de maîtresse que vous. Vous n’avez qu’à me dire de m’en aller, si je vous ennuie ; je sortirai tout de suite. Dites-moi, n’est-ce pas que vous me trouvez bien laid ?
– Cela est vrai, dit la Belle, car je ne sais pas mentir, mais je crois que vous êtes fort bon.
– Vous avez raison, dit le monstre, mais, outre que je suis laid, je n’ai point d’esprit : je sais bien que je ne suis qu’une bête.
– On n’est pas bête, reprit la Belle, quand on croit n’avoir point d’esprit : un sot n’a jamais su cela.
– Mangez donc, la Belle, lui dit le monstre, et tâchez de ne vous point ennuyer dans votre maison ; car tout ceci est à vous ; et j’aurais du chagrin, si vous n’étiez pas contente.
– Vous avez bien de la bonté, dit la Belle. Je vous avoue que je suis bien contente de votre coeur ; quand j’y pense, vous ne me paraissez plus si laid.
– Oh dame, oui, répondit la Bête, j’ai le coeur bon, mais je suis un monstre.
– Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que vous, dit la Belle, et je vous aime mieux avec votre figure, que ceux qui avec la figure d’hommes, cachent un coeur faux, corrompu, ingrat.
– Si j’avais de l’esprit, reprit la Bête, je vous ferais un grand compliment pour vous remercier, mais je suis un stupide ; et tout ce que je puis vous dire, c’est que je vous suis bien obligé. »
La Belle soupa de bon appétit. Elle n’avait presque plus peur du monstre ; mais elle manqua mourir de frayeur, lorsqu’il lui dit :
« La Belle, voulez-vous être ma femme ? »
Elle fut quelque temps sans répondre ; elle avait peur d’exciter la colère du monstre en le refusant elle lui dit pourtant en tremblant :
« Non, la Bête. »
Dans le moment, ce pauvre monstre voulut soupirer, et il fit un sifflement si épouvantable, que tout le palais en retentit : mais Belle fut bientôt rassurée ; car la Bête lui ayant dit tristement, « adieu la Belle », sortit de la chambre, en se retournant de temps en temps pour la regarder encore. Belle se voyant seule, sentit une grande compassion pour cette pauvre Bête :
« Hélas, disait-elle, c’est bien dommage qu’elle soit si laide, elle est si bonne ! »
Belle passa trois mois dans ce palais avec assez de tranquillité. Tous les soirs, la Bête lui rendait visite, l’entretenait pendant le souper, avec assez de bon sens, mais jamais avec ce qu’on appelle esprit, dans le monde. L’habitude de le voir l’avait accoutumée à sa laideur, et loin de craindre le moment de sa visite, elle regardait souvent à sa montre, pour voir s’il était bientôt neuf heures ; car la Bête ne manquait jamais de venir à cette heure-là. Il n’y avait qu’une chose qui faisait de la peine à la Belle, c’est que le monstre, avant de se coucher, lui demandait toujours si elle voulait être sa femme, et paraissait pénétré de douleur, lorsqu’elle lui disait que non. Elle lui dit un jour :
« Vous me chagrinez, la Bête ; je voudrais pouvoir vous épouser, mais je suis trop sincère, pour vous faire croire que cela arrivera jamais. Je serai toujours votre amie, tâchez de vous contenter de cela.
– Il le faut bien, reprit la Bête ; je me rends justice. Je sais que je suis bien horrible ; mais je vous aime beaucoup; cependant je suis trop heureux de ce que vous voulez bien rester ici ; promettez-moi que vous ne me quitterez jamais. »
La Belle rougit à ces paroles. Elle avait vu dans son miroir, que son père était malade de chagrin, de l’avoir perdue, et elle souhaitait le revoir.
« Je pourrais bien vous promettre, dit-elle à la Bête, de ne vous jamais quitter tout à fait ; mais j’ai tant d’envie de revoir mon père, que je mourrai de douleur, si vous me refusez ce plaisir.
– J’aime mieux mourir moi-même, dit ce monstre, que de vous donner du chagrin. Je vous enverrai chez votre père, vous y resterez, et votre pauvre Bête en mourra de douleur.
– Non, lui dit la Belle, en pleurant, je vous aime trop pour vouloir causer votre mort. Je vous promets de revenir dans huit jours. Vous m’avez fait voir que mes sœurs sont mariées, et que mes frères sont partis pour l’armée. Mon père est tout seul, souffrez que je reste chez lui une semaine.
– Vous y serez demain au matin, dit la Bête mais souvenez-vous de votre promesse. Vous n’aurez qu’à mettre votre bague sur une table en vous couchant, quand vous voudrez revenir. Adieu la Belle. »
La Bête soupira selon sa coutume, en disant ces mots, et la Belle se coucha toute triste de la voir affligée. Quand elle se réveilla le matin, elle se trouva dans la maison de son père, et ayant sonné une clochette, qui était à côté de son lit, elle vit venir la servante, qui fit un grand cri, en la voyant. Le bonhomme accourut à ce cri, et manqua mourir de joie, en revoyant sa chère fille ; et ils se tinrent embrassés plus d’un quart d’heure. La Belle, après les premiers transports, pensa qu’elle n’avait point d’habits pour se lever ; mais la servante lui dit, qu’elle venait de trouver dans la chambre voisine un grand coffre, plein de robes toutes d’or, garnies de diamants. Belle remercia la bonne Bête de ses attentions ; elle prit la moins riche de ces robes, et dit à la servante de serrer les autres, dont elle voulait faire présent à ses sœurs : mais à peine eut-elle prononcé ces paroles, que le coffre disparut. Son père lui dit que la Bête voulait qu’elle gardât tout cela pour elle, et aussitôt, les robes et le coffre revinrent à la même place. La Belle s’habilla, et pendant ce temps, on fut avertir ses sœurs, qui accoururent avec leurs maris. Elles étaient toutes deux fort malheureuses. L’aînée avait épousé un gentilhomme, beau comme l’amour; mais il était si amoureux de sa propre figure, qu’il n’était occupé que de cela, depuis le matin jusqu’au soir, et méprisait la beauté de sa femme. La seconde avait épousé un homme, qui avait beaucoup d’esprit ; mais il ne s’en servait que pour faire enrager tout le monde, et sa femme toute la première. Les sœurs de la Belle manquèrent mourir de douleur, quand elles la virent habillée comme une princesse, et plus belle que le jour. Elle eut beau les caresser, rien ne put étouffer leur jalousie, qui augmenta beaucoup, quand elle leur eut conté combien elle était heureuse. Ces deux jalouses descendirent dans le jardin, pour y pleurer tout à leur aise et elles se disaient, pourquoi cette petite créature est-elle plus heureuse que nous ? Ne sommes-nous pas plus aimables qu’elle ?
« Ma soeur, dit l’aînée, il me vient une pensée ; tâchons de l’arrêter ici plus de huit jours, sa sotte Bête se mettra en colère, de ce qu’elle lui aura manqué de parole, et peut-être qu’elle la dévorera.
– Vous avez raison, ma soeur, répondit l’autre. Pour cela, il lui faut faire de grandes caresses. »
Et ayant pris cette résolution, elles remontèrent et firent tant d’amitié à leur soeur, que la Belle en pleura de joie. Quand les huit jours furent passés, les deux sœurs s’arrachèrent les cheveux, et firent tant les affligées de son départ, qu’elle promit de rester encore huit jours.
Cependant Belle se reprochait le chagrin qu’elle allait donner à sa pauvre Bête, qu’elle aimait de tout son coeur, et elle s’ennuyait de ne la plus voir. La dixième nuit qu’elle passa chez son père, elle rêva qu’elle était dans le jardin du palais, et qu’elle voyait la Bête, couchée sur l’herbe, et prête à mourir, qui lui reprochait son ingratitude. La Belle se réveilla en sursaut, et versa des larmes.
« Ne suis-je pas bien méchante, disait-elle, de donner du chagrin à une Bête, qui a pour moi tant de complaisance? Est-ce sa faute, si elle est si laide, et si elle a peu d’esprit ? Elle est bonne, cela vaut mieux que tout le reste. Pourquoi n’ai-je pas voulu l’épouser ? Je serais plus heureuse avec elle, que mes sœurs avec leurs maris. Ce n’est, ni la beauté, ni l’esprit d’un mari, qui rendent une femme contente : c’est la bonté du caractère, la vertu, la complaisance : et la Bête a toutes ces bonnes qualités. Je n’ai point d’amour pour elle ; mais j’ai de l’estime, de l’amitié, et de la reconnaissanc. Allons, il ne faut pas la rendre malheureuse ; je me reprocherais toute ma vie mon ingratitude. »
A ces mots, Belle se lève, met sa bague sur la table, et revient se coucher. A peine fut-elle dans son lit, qu’elle s’endormit, et quand elle se réveilla le matin, elle vit avec joie qu’elle était dans le palais de la Bête. Elle s’habilla magnifiquement pour lui plaire, et s’ennuya à mourir toute la journée, en attendant neuf heures du soir ; mais l’horloge eut beau sonner, la Bête ne parut point. La Belle, alors, craignit d’avoir causé sa mort. Elle courut tout le palais, en jetant de grands cris ; elle était au désespoir. Après avoir cherché partout, elle se souvint de son rêve, et courut dans le jardin vers le canal, où elle l’avait vue en dormant. Elle trouva la pauvre Bête étendue sans connaissance, et elle crut qu’elle était morte. Elle se jeta sur son corps, sans avoir horreur de sa figure, et sentant que son coeur battait encore, elle prit de l’eau dans le canal, et lui en jeta sur la tête. La Bête ouvrit les yeux et dit à la Belle :
« Vous avez oublié votre promesse, le chagrin de vous avoir perdue, m’a fait résoudre à me laisser mourir de faim ; mais je meurs content, puisque j’ai le plaisir de vous revoir encore une fois.
– Non, ma chère Bête, vous ne mourrez point, lui dit la Belle, vous vivrez pour devenir mon époux ; dès ce moment je vous donne ma main, et je jure que je ne serai qu’à vous. Hélas, je croyais n’avoir que de l’amitié pour vous, mais la douleur que je sens, me fait voir que je ne pourrais vivre sans vous voir. »
A peine la Belle eut-elle prononcé ces paroles, qu’elle vit le château brillant de lumière, les feux d’artifices, la musique, tout lui annonçait une fête mais toutes ces beautés n’arrêtèrent point sa vue : elle se retourna vers sa chère Bête, dont le danger la faisait frémir. Quelle fut sa surprise ! La Bête avait disparu, et elle ne vit plus à ses pieds qu’un prince plus beau que l’amour, qui la remerciait d’avoir fini son enchantement. Quoique ce prince méritât toute son attention, elle ne put s’empêcher de lui demander où était la Bête.
« Vous la voyez à vos pieds, lui dit le prince. Une méchante fée m’avait condamné à rester sous cette figure jusqu’à ce qu’une belle fille consentît à m’épouser, et elle m’avait défendu de faire paraître mon esprit. Ainsi, il n’y avait que vous dans le monde assez bonne, pour vous laisser toucher à la bonté de mon caractère ; et en vous offrant ma couronne, je ne puis m’acquitter des obligations que je vous ai. »
La Belle, agréablement surprise, donna la main à ce beau prince pour se relever. Ils allèrent ensemble au château, et la Belle manqua mourir de joie, en trouvant dans la grande salle son père, et toute sa famille, que la belle dame, qui lui était apparue en songe, avait transportés au château.
« Belle, lui dit cette dame, qui était une grande fée, venez recevoir la récompense de votre bon choix : vous avez préféré la vertu à la beauté et à l’esprit, vous méritez de trouver toutes ces qualités réunies en une même personne. Vous allez devenir une grande reine : j’espère que le trône ne détruira pas vos vertus. Pour vous, mesdemoiselles, dit la fée aux deux sœurs de Belle, je connais votre coeur, et toute la malice qu’il enferme. Devenez deux statues ; mais conservez toute votre raison sous la pierre qui vous enveloppera. Vous demeurerez à la porte du palais de votre soeur, et je ne vous impose point d’autre peine, que d’être témoins de son bonheur. Vous ne pourrez revenir dans votre premier état, qu’au moment où vous reconnaîtrez vos fautes ; mais j’ai bien peur que vous ne restiez toujours statues. On se corrige de l’orgueil, de la colère, de la gourmandise et de la paresse : mais c’est une espèce de miracle que la conversion d’un coeur méchant et envieux. »
Dans le moment la fée donna un coup de baguette, qui transporta tous ceux qui étaient dans cette salle, dans le royaume du prince. Ses sujets le virent avec joie, et il épousa la Belle, qui vécut avec lui fort longtemps, et dans un bonheur parfait, parce qu’il était fondé sur la vertu

Oh là là (2)

In événements on 03/03/2009 at 12:24

Je vous promets que le reste des photos va arriver bientôt, dans le courant de la journée.

Alors, un peu de patience!

Ce que je peux vous dire, c’est que le chapeau de sorcière (et sorcier) est passé sur beaucoup de têtes, tout comme les lunettes de Mortadelo et les oreilles de Minnie

chapeau sorcière

groupe

filles

sourire table

chapeau1_blog chapeau2_blog chapeau3_blog

Oh, là là

In événements on 28/02/2009 at 21:33

Bien, voici les photos tant attendues!

Dans l’ordre: vos plats, le groupe et quelques personnages…

ABRACADABRA

empanada

table

groupe2 groupe

groupe3

Et voici,

marocaine marocaines sorcieres

minnies sorciere_minnie mortadelo

Et voilà!

Du partitif et des gâteaux

In événements, en pratique on 26/02/2009 at 09:37

Ouf… quelle nuit! Je crois que j’ai trop dîné hier soir!

Il y avait « juste pour grignoter », de la part de Minnie, Yasmina, Mortadelo, la Sorcière et toute la bande:

  • des crêpes ou « frisuelos » (avec de la confiture)
  • un biscuit
  • des brownies
  • des « rosquillas » ou beignets
  • un gâteau au chocolat
  • des macarons
  • une omelette de pomme de terre
  • une « empanada » ou tourte au thon
  • des gâteaux de pain d’épices
  • des chocolats aux amandes

Je crois que je n’ai rien oublié.

Ah, si répétez avec moi:  du sucre, de la farine  ….. du sucre, de la farine … pas de sucre…

En attendant les recettes et les photos… Bravo à tous!

L’étude du partitif et du lexique des aliments est bien plus facile maintenant…