priscillem

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Saint-Valentin ou Chérubin

In événements on 12/02/2009 at 12:19

Après d’infructueuses recherches en quête de la pavane perdue, je reviens aux sources -grâce aux bons conseils d’une vieille amie-. Donc, à l’instar de Chérubin, posons la grande, l’éternelle question:

Qu’est-ce que l’amour?


(Le nozze di Figaro, W.A. Mozart, dirigé par Solti à l’Opéra-Garnier en 1980)

Bien malin qui y répond!

La vie en … noir et blanc?

In événements, pensée-express on 09/02/2009 at 22:18

Quand il me prend dans ses bras…

Cette chanson évoque si bien un couple d’amoureux dans un Paris estompé, à la Doisneau.

Vous imaginez cette photo colorisée en rose? Non, et bien vous devriez car sous peu, Saint-Valentin et ses légions de coeurs roses et rouges envahiront nos foyers, débordant de chocolats, de bonbons … pouah! même les oeufs au plat ont une forme de coeur… (je ne mettrai pas cette image-ci ici, à côté du « Baiser », ce serait un crime de lèse-majesté).

Pour lutter contre cet écoeurement, j’aurais envie d’apporter mon particulier grain de sel -non pas de sucre- au piédestal de ce Saint (qu’a-t-il fait d’ailleurs?).

Même si les Rita Mitsouko affirment que « les histoires d’amour finissent mal, en général », la plupart des chansons que nous allons entendre dès à présent et jusqu’à ce que le 14 février ne passe, vont être du genre « fleur bleue » (« à la guimauve, cul-cul la praline, etc… »).

Bien disposée à aller à contre-courant,  je gage pour une valeur d’antan. Il s’agit d’une pavane,  belle de sobriété et d’un amour courtois si exquis qu’il faut absolument en raviver les couleurs, tiens justement.

Malheureusement, je ne peux vous faire partager une très jolie version de cette pavane, datant du XVIème, interprétée par Esther Ofarim faute de matériel on-line… mais je ne décourage pas, j’arriverai à vous en trouver une « acceptable ».

En tout cas, les paroles sont là pour, je l’espère, vous ravir!

Belle qui tiens ma vie
Captive dans tes yeux.
Qui m’as l’âme ravie
D’un sourire gracieux,

Viens tôt me secourir,
Ou me faudra mourir.
Pourquois fuis-tu, mignarde,
Si je suis près de toy,

Quand tes yeux je regarde
Je me perds dedans moy,
Car tes perfections
Changent mes actions.

Approche donc ma belle
Approche toy mon bien,
Ne me sois plus rebelle
Puisque mon cœur est tien.
Pour mon cœur apaiser
Viens, me donner un baiser.

Tes beautés et ta grace
Et tes divins propos
Ont de moi pris la place
Et causé tant de maux
En remplissant mon coeur
D’une amoureuse ardeur

Si d’un brulant martyre
Tu n’as aucun émoi
Si ta beauté m’attire
Et ne fait rien pour moi
Tant aimer et souffrir
Oh! Mieux vaudrait mourir!

Trouvez votre couleur pour la saint-Valentin; moi,  je sais d’ores et déjà que ma préférance n’ira ni au rouge ni au rose.